Ovary

C'est franchement rigolo la vie, non ?

29 octobre 2008

Si tu avais le choix, lecteur, ferais-tu le spaghetti ?

Dans ta vie, lecteur, sache-le, tu seras forcément confronter à des choix sans retour possible. Et durs. Psychologiquement très durs tu sais (ton sérieux). Si (et grave).

Des choix à faire où tu seras un peu coincé, un peu emmerdé. Bon, et bien voilà on va s'entrainer. Moi je vais te poser une question super intelligente. Qu'après si tu veux dire que mon Blog il dégénère encore plus, tu peux. Qu'il est mou, qu'on touche le fond, tu peux.

Voilà lecteur, demain tu as un choix à faire entre devenir un grain de riz ou une coquillette, dis-moi ce que tu prends. J'attends vraiment ta réponse, même anonyme, je te signale que derrière ça j'ai des graphiques à tracer et un super compte rendu à faire pour prouver que mon choix est le bon. Faut toujours me demander mon avis quand vous voulez le bon. Mais là je ne vous influencerai point. Histoire que vos votes soient très propres, n'est-ce pas.

Tu as le choix entre être une coquillette ou un grain de riz. Jusque là tu m'as comprise. Bon, au niveau de la marque je te laisse le choix. Je ne suis pas sûre qu'une pâte Lustucru soit significativement différente d'une Panzani. Si tu prends Barilla, là... là ça joue peut-être, je te dis ça car j'adore les Barilla, un peu comme l'Evian (quelle princess(e) celle-la franchement). Une coquillette de n'importe quelle marque reste une coquillette. Petite, recroquivillée, douce, un peu dodue, un peu bronzée, un peu creuse je veux bien te le concéder. Bon, standard.

Un grain de riz, pareil. Tu le mets dans la salade, avec du veau, cantonais ou je ne sais quoi, je n'attends pas de différence. Il est blanc, pas très grand, un peu maigrelet. Bon, il a pas l'air con par contre. Hein, ça a pas l'air trop idiot un petit grain comme ça.

Tu peux t'assaisonner par la suite. Non je te le dis c'est très important dans ton choix. Que tu sois coquillette ou riz, tu pourras abuser de Ketchup, Savora, Sel, Curry ou Ail, toi qui vois. Tu ne seras pas forcément mangé et tu auras un même revenu ainsi que les mêmes dotations que si tu avais été l'autre féculent. Tu vivras dans les mêmes conditions, même étalage, tout ce que tu veux. Autrement dit, ce qui diffère en étant l'un ou l'autre, c'est juste ton alure physique, ta tronche, ta morphologie. Ton apparence quoi.

Interdit de me répondre que tu veux être Ebly, c'est trop vilain Ebly, puis c'est un peu batard.

Je te précise aussi que niveau goût, tu t'en fiches. Que tu sois riz ou coquillette, peu importe. Ton choix ne doit pas se faire en fonction du goût. Juste physiquement, tu préférerais quoi. Tu comprends ma question lecteur. Bon et bien j'attends ta réponse, voilà.

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28 octobre 2008

Il est encore jeune pourtant

T'imagines toi, si mon Blog il mourrait ? Non mais tu vois comme il est mou là.. ?

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25 octobre 2008

Petit mot d'un soir d'octobre

Si tu regardes dehors, ça sent l'hiver. Ça y est, on est bon. Le gris, le moins gris, la nuit qui tombe et ce froid qui te rappelle combien t'es heureux à flirter avec ton halogène. T'aimes pas ? Je te fais pas un topo du bonheur sous prétexte que ma journée est excellente entre mes copines toutes nues, mon amoureux et ses tendres petits mots, et l'hiver qui danse par ma fenêtre quand je rejoins ma campagne et ses feuilles énormes qui tombent d'arbres énormes et peuplent mon jardin d'un joli marron comme je les aime.

Oui, j'ai vu mes copines toutes nues ce matin. Non, pas toutes mes copines, comment veux-tu que je vois toutes mes copines toutes nues sachant que toutes mes copines ne se connaissent pas. Il faut un cadre spécial pour voir certaines de mes copines toutes nues. D'ailleurs après ça on s'est dit qu'on serait amies pour la vie, parce que tétons-party c'est pas pour tous les jours non plus. En fait ce matin, on était en institut méga soins pour se faire la peau douce au caca d'argile, avec gommage et rinçage, et massages et tout ça. Alors gentiment la dame nous dit : plus rien. Bah oui plus rien, c'est évident, juste une culotte en papier que tu sais ce que ça fait de l'eau sur du papier toi. Donc bon, au début tu sens quelques copines plus gênées que d'autres, mais on s'y fait drôlement qu'après on oublie qu'on est méga découvertes.

Il est vachement bien placé ton grain de beauté à toi chérie.

Donc tu vois avec ça et l'odeur d'huile essentielle qui m'est restée dessus tout l'après-midi, que du bonheur. J'ai la peau douce et en plus mon amoureux m'envoie des petits mots, secrets tu sauras rien, qui me donnent un sourire tout grand tout beau. Et arrivée dans ma campagne, ça sent l'hiver, enfin l'automne je sais bien, mais l'hiver quand même, le chaud contre mes coussins, les lumières de partout. Ça sent la nuit qui tombe et le café. Encore un peu l'huile essentielle mais bon.

Je te reparlerai de l'automne lecteur, parce que j'adore. Et que là je m'empresse d'aller faire un bisous à ma sœur. Allez, juste pour le plaisir.

Bonne soirée d'octobre à vous.

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22 octobre 2008

Elle pourrait s'endormir l'enveloppe sous l'oreiller

Elle remue son café. Elle remue toujours son café même si elle n'a pas mis de sucre dedans. Elle ne mettra jamais de sucre dedans, c'est mauvais le sucre. Elle répète son geste et regarde le monde s'agiter dehors. Le soleil pénètre un peu la vitre et lui oblige à cligner parfois des yeux. Elle s'en contente, pour un mois d'octobre. Son café finira par refroidir. Elle le sait. C'est toujours comme ça. Elle se touche les ongles, elle regarde de nouveau la rue, dessine sur sa table du bout des doigts, lèche sa cuillère. Et la replonge dans sa tasse.

Ces doigts carressent l'enveloppe qui gise sur cette table au café d'en bas. A peine midi. Ces doigts la saisissent presque. Puis ils l'ignorent. Ordonnent même ses yeux de regarder ailleurs. Ne regarde pas la lettre, pas tout de suite, pas encore. Attends encore un peu. Garde le plaisir de l'ouvrir. Ne brûle pas ce plaisir tout de suite.

Elle gratte le manche de la petite cuillère, sourit un peu. Elle adore l'instant, elle voudrait qu'il dure toujours : quand la lettre est là, quand la lettre est enfin là, et qu'il ne reste plus qu'à la lire. Puisqu'elle est là, tout va pour le mieux. Alors elle n'y touche pas, elle fait durer le bonheur que de voir son petit nom écrit de ces arrondis, posé de ce point. Son adresse, sa capitale.

C'est un peu comme quand elle regarde un carré de chocolat et qu'elle ne veut pas le manger trop vite. Il est là, l'essentiel est de le savoir vivant, ce petit bout à l'en faire frémir. Elle pourrait le dévisager des heures, depuis chaque angle, le respirer, l'appréhender. Le savoir à ses côtés.

Alors elle remue son café et en avale une gorgée. Voilà qu'il est devenu dégueulasse. Qu'elle se tourne vers l'enveloppe avec cet air de dire "A nous maintenant". A nous. Mais elle regarde son téléphone, cherche un peu n'importe quoi dans son sac à main, fouille le vide, longe les lanières jusqu'à le refermer.

L'enveloppe est d'un papier blanc cassé. Epais, protégé. Les mots qui dorment à l'intérieur en attendant de faire frétiller son regard sont simplement ceux de son tendre amoureux. Son tendre amoureux qui a des kilomètres d'ici a pris pour habitude d'envoyer des mots sur papier. Elle n'a aucune idée des moments, de quand il écrira, un peu comme les surprises s'offrent à elle.

Elle se décide à déchirer l'enveloppe, toute en délicatesse, lentement. Puis elle recommande finalement un autre café, prépare sa monnaie. La compte. Retarde encore un peu son bonheur, son plaisir de lire et découvrir chaque mot. Elle pourrait boire mille cafés, remuer le vide, attendre que le soleil se couche et s'endormir l'enveloppe sous son oreiller. Elle pourrait. A savoir que le bonheur est là et que le coeur fou de ces lettres s'agite déjà des prochaines.

On attend toujours ces instants bonheurs et quand il se présente, on les craint presque. On voudrait encore les retarder un peu. Parce que si on a su attendre jusqu'ici, pourquoi ne pas préserver davantage le moment où, heureux et soulagé, nous serons enfin face au moment tant rêvé.

Elle remue ce second café et saisit enfin la feuille. Elle lit la première ligne. Doucement. Précieusement. Chaque mot compte, chaque point raconte quelque chose.

Elle mettra des minutes interminables à lire ces mots. Que le plaisir dure et que le café refroidisse.

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15 octobre 2008

Ovary cherche sa culotte rouge

Bonjour, ici Ovary, c'est la première fois que je passe une annonce, j'en tremblote déjà. Voilà, j'ai perdu ma culotte rouge, enfin j'ai bien une petite idée mais faut que je vous en parle, c'est dramatique(ment - coquin).

J'ai une culotte rouge (Au commencement, il y avait le coton et sa belle couleur passion, rage, frénésie, exaltation, je dis ce que je veux d'accord). Une belle culotte rouge que tu voudrais la même tu la trouvais partout, elle est d'un ordinaire pas possible. Mais d'une beauté exorbitante : elle est rouge et rien que ça, tu l'as dit, c'est affreusemet sexy-bouffi.

J'ai la même en rose, ou même avec des fleurs (oui j'achète des lots package 3 petit plastique pression blanche DIM), mais tout de suite, ça en jette moins. Rouge, c'est le summum. Et aux dernières nouvelles, le summum entre mes jambes c'était ce week-end. Et je crois que pour la dernière fois j'ai porté ma culotte samedi. Peut-être que je l'ai vu dimanche trainer quelque part. J'ai pas la mémoire exacte et pourtant... et pourtant voici le drame, impossible de remettre la main sur ma culotte dimanche après-midi.

Voilà que j'ai un amoureux formidable (tu le sais déjà lecteur) et que, dimanche après-midi alors que j'errais dans les rues parisiennes (non pas à la recherche de ma culotte, elle n'est pas volante, je ne suis pas délurée), mon amoureux m'envoie un petit texto juste pour me dire : tu ne chercheras pas ta culotte rouge. Dois-je préciser que je l'ai prise involontairement ?

Heureusement que tu me le dis, j'en étais à trois tours dans Paris. Capitale de la culotte.

Involontairement ? C'est le gros débat depuis une semaine. Ai-je oublié volontairement de la le lui (c'est français ça ? le la lui ?) réclamer quand nous nous sommes revus ? Pas le moins du monde, je la voulais moi.

Mais il a juste omis de me la rendre, j'en suis sûre. Il essaie de trouver pourquoi je le lui ai laissé dimanche soir quand il était prêt à me la rendre (ligne 7). J'essaie plutôt de comprendre pourquoi il s'évertue à la garder.

Bref, cet article n'a pas de chute, c'est juste que ma culotte méritait bien quelques lignes. Elle est tellement géniale. Bon et toi tu penses que mon amourux, il l'a gardée pourquoi, cette culotte ?

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10 octobre 2008

L'argent fait la splendeur

La minceur, la fraîcheur.

Je suis une femme du 19 ème siècle. Si vous pouvez voir depuis mon corset quelques boules de gras, si mes doigts épais et dodus saisissent de façon trop élégante mon sac qui ne saurait m'en sublimer autrement, c'est que je parle de grâce comme de formes et que ma belle stature vous le racontera : je suis loin d'être pauvre, je suis même à l'abri des disettes. Les pauvres, on leur voit leurs os et ils mangent la patate et le grain. A la votre, à ma chair.

Je suis une jeune femme du 21 ème siècle, je fais l'éloge de la minceur quand je ne m'arrache pas les cheveux d'avoir bouloutté trop de chocolat. Aujourd'hui, dans notre société de consommation et de nouveaux produits toujours épatants, si je suis grosse c'est que je mange mal, gras, sucré, rapide et pas cher. Si je suis mince, c'est que je mange bio, bien, de bienfaits, de bien-être et que je suis bien née.

Oui, je suis bien née.

Je suis bien née et à en lire maintes études, les plus pauvres des pays riches seraient toujours plus gras que les plus riches. Bien plus d'enfants sont prêts à être obèses chez les gens pauvres. Et ces gens pauvres ne sont pas butés par la quantité dans leur achat alimentaire, mais pas la qualité. C'est manger bien et correctement qui coûte cher, pas manger mal et trop.

Les choses ont changé. S'il y a maintenant deux cent ans, les rondeurs donnaient de l'estime socialement et prouvaient comme on avait les moyens de manger, aujourd'hui être plus rond, c'est ne pas avoir les moyens de manger bien et équilibré.

Je ne dis pas que les gens forts sont pauvres. Je dis juste que les riches sont beaux. Tu peux naître avec une sale tronche, si t'as les accessoires, les revenus et les soins qui vont avec, tu brilles. On t'a refait la face au bon temps d'aujourd'hui.

Avec moins d'argent, on fait moins de sport. On saisit des quantités de barres chocolatées accessibles et en masse, on s'étrangle devant le prix des abricots, des oranges, des légumes. On prend les conserves, la sauce. On va là où manger ne ressemblera pas à un souci. On a fait les courses, on s'est mis à table, on n'a pas pensé à nos vacances et nos trois bagnoles, nos séjours au spa et comme l'image physique devrait préoccuper.

Je suis riche, je suis belle, j'ai vingt-six ans, un beau tailleur. Je m'achète des gammes Bio et j'appelle mes copines pour filer en institut quand je m'ennuie. Je ne me sens pas riche mais je suis éprise de cet idéal de beauté : la fille en sous-vêtement qui se promène sur cette affiche ressemble à ce dont il faut ressembler aujourd'hui. La minceur, la grandeur. Pas un poil de trop, pas un capiton qui triomphe. Et pour parvenir à ce tableau, pour incarner le modèle et péter plus haut que mes fesses, il me faut des thunes. Rien que parce qu'avec ce pull en cachemire et ce fond de teint double couche, j'aurais l'air nette et propre et élégante. Parce que ça ne me coûtera pas un bras de bien manger, parce que trois gâteaux ne feront pas substitut de repas quand un steak haché ruinera mes économies ou que l'huile d'olive vierge Monop' Bio me coûtera dix euros.

Les riches mangent bien, ils se soignent, sont heureux et sereins, peut-être confiants et ont rapport avec la nourriture différemment que quiconque aurait peur de crever la dalle avant la fin du mois.

L'argent fait la beauté, c'est simple. T'as moins de sous, t'es pas plus moche. Mais si t'es vilain, c'est que t'as pas de sous. C'est en gros ce que disent les études. Les constats.

C'est vrai, avec plus d'argent je mangerai du Quinoa Bio, j'irai en Thalasso, j'aurais moins de stresse et je ne mangerais pas pour m'apaiser. Je ne compterais pas mes pièces, j'aurais d'autres soucis que ma baguette de pain. C'est moche.

Cet article vient d'être écrit suite à la journée spéciale sur Ladies Room "Ah ! Si j'étais riche".. Car si j'étais riche, je serais bonne.

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07 octobre 2008

Joyeux anniversaire mon Blog

J'étais en voiture tout à l'heure et je pensais à mon Blog (vois-tu lecteur comme je pense souvent à mon Blog) et je me disais plein de trucs. Dire qu'à l'époque il était rose. Quel chemin parcouru depuis le début dis-donc. Et tous ces petits lecteurs qui se fidélisent, et ce groupe Facebook qui n'a que vingt-et-un membres... t'es une perdante Ovary... mais non tu n'es pas une perdante, tu écris des choses sympathiques parfois... et puis j'en suis venue à me dire "Faudra guetter l'anniversaire du Blog, c'était en octobre 2007 je crois..." ... "le 7 je crois"...

Bordel on est le 7 octobre 2008 et un peu plus je loupais l'anniversaire de mon blog. L'anniversaire d'Ovary, mon anniversaire grossomodo. Je suis vraiment une mauvaise fille, j'aurais pu faire un article spécial, une fête, ou quelque chose. Et regarde moi ça, je tape un petit article minable pour te dire comme je nous ai oubliés quoi. T'aurais pas pu t'en souvenir toi ? Bon, promis je me concentre sur ce que l'on pourrait faire de spécial... et je te tiens au courant...

Posté par Ovary à 18:32 - Pense-bête - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

J'apprends à compter

A part compter les dents pour la petite souris et multiplier par dix (parce qu’à l’époque je me faisais dix balles par dents, eh ouais), j’ai jamais trop compté mes sous. A l’époque dix francs c’était super car plus que quatre (francs) et t’avais le MISS et plus six (francs), le star Club.

Aujourd’hui, c’est pas que je ne gère pas mes sous, c’est que je préfère ne pas savoir. Et aujourd’hui, putain, je ne perds plus mes dents. Et le père Noël n’existe pas, et tous ces trucs à la noix que tu découvres en grandissant. Moi j’admire les gens qui… conservent tous leurs tickets de caisse et qui, quand ils reçoivent leur relevé de compte bancaire, prennent le temps de vérifier. Alors.. Séphora… voilà, la Fnac, c’est bon, hum, qu’est-ce que j’ai pris de si cher chez Darty… ah parfait, bon aucune erreur. De toute façon, vérifier, ça fait pas tomber des billets du ciel.

Je vais te dire, moi mes tickets de caisses, je les garde aussi, ça me permet de CRACHER mes chewing gum partout et en toute circonstance. Et discrètement. Oh, Monoprix. Et même quand je fais un retrait au distributeur automatique : vous prendez un ticket ? Bah OUI à ton AVIS que je le prends ce ticket, c'est du PAPER quoi, it's pratique.

Mon numéro de client (bancaire) je ne le connais pas à quelques chiffres et lettres et chiffres et d’autres lettres près. Le mot de passe pour accéder à mon compte sur Internet, j’ai dû l’avaler il y a bien longtemps et IE il ne veut toujours pas le retenir pour des soucis de sécurité. Les relevés je les laisse dans les enveloppes et je fais un super tas que comme ça y a pas besoin d’avoir quinze mille feuilles aux traces de pliures et mal perforées dans un classeur qu’on finit par détester. Et l’avantage c’est que quand je me dis : ai-je des sous ? et que mon pot pièce jaune nutella se fait la mal, et bien j’ouvre une enveloppe (plus ou moins récente), je constate et voilà. Le seul numéro que je connais c’est mon code Carte Bleue. Celui qui gagne à tous les coups dans les machines pour payer, t’as vu.

Mais tu sais, j’ai un don. Un peu comme mon corps pressent toujours l’heure qu’il est sans que je la regarde (demande moi l’heure quand tu veux je sais toujours, mon corps compte tu vois) et bien je sais toujours à peu près où en sont mes sous sans suivre. C’est-à-dire que machinalement moi j’ai un coin de mon cerveau (atmosphère Est en périphérie) qui sait combien de sous sont entrés et qui arrive à soustraire quand des sous sont sortis. Et il sait gérer dans les MOINS, t’inquiète. Donc tu vois lecteur, j’ai pas besoin de compter, mes Hollywood trouvent destination et mieux du mieux j’ai un comptable automatisé logé dans un coin de ma tête qui me signale quand je suis dans le rouge. Pas toi ?

C’était Ovary, façon il-est-10h41-je-le-sais-qu'est-ce-tu-crois.

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05 octobre 2008

Des hors-d'oeuvres, des chefs-d'oeuvres

Je ne comprends pas les photos de bouffe. Je comprends plein de photos. Les portraits, les paysages, même les panneaux d'agglomérations (qu'on croit que c'est un super souvenir), les photos des bêtes, des voitures, des yeux de près. Je comprends les photos en double, les photos d'identités trop coincées, les photos des feux d'artifices, de cuite et de cons. Mais je ne comprends pas les photos de bouffe.

Et ça fait longtemps. Je regarde les photos souvenirs et que vois-je ? La photo du gratin de pâtes.

Hey, énorme ! Regarde tu te souviens de ce week-end, on a mangé du GRATIN DE PÂTES J’Y CROIS PAS.

Oh regarde, douze petits escargots. Qu'y sont mignons...

Autant elle est bonne la bûche au 31, autant en photo, je m’en fous. C’était peut-être pour le petit sapin qu’on la prise sous tous les angles. Et le joli saumon, ce petit joli saumon.

Bien sûr, on prend ce genre de photos pour de bonnes occasions. La tartiflette au ski mon pote. Les plats au restaurant, joliment travaillés. Même si les anchois sur la niçoise, je m’en tamponne léger. On prend même les apéros... Oh, regarde la petite knaki ball, on dirait presque qu’elle est vivante ! Comme on s'était amusé à cet anniversaire.

Peut-être que quand t’as faim, tu trouves ça joli. Oh regarde le bel hamburger, on a mis de la SAVORA dedans.

Hey, faudrait que tu mettes le flash, ça fera ressortir le blanc du surimi.

Les photos de bouffe, vraiment, je ne comprends pas. Même pas tu peux t’amuser à zoomer pour te moquer, même pas tu peux la faire agrandir pour ta chambre.

On devrait prendre en photo nos vinaigrettes.
Et regarde mon chéri, une jolie tomate farcie. Mémorable.

Et peut-être on devrait garder aussi un souvenir de cette tomate, d’ici qu’on en revoie plus jamais. Et ce steak-haché m’émoustille encore. Sans te parler de mon cake au thon. Allez, avoue que toi aussi t’as des tas de clichés qui portent les souvenirs de tes instants papilles-toutes-retournées...   

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01 octobre 2008

De joyeuses petites nouvelles

Cher lecteur,

Oh je la vois ta mine dépitée qui se dit Oh Non Mon Dieu, on ne voit plus Ovary... Oh que je la vois ta petite mine, ta bouche retournée, tes yeux rouges, ton teint aigri. Mais c'est bon ne fais pas cette tête PARCE QUE je te signale que T'AS PAS VU LA MIENNE DE TÊTE là. Je suis malade et c'est vraiment nul. Parce que moi quand je suis malade, je ne peux plus courir partout (oui oui en levant les bras).

J'entends la mer tellement je suis congestionnée de partout.
Je suis un coquillage.

Entends-tu le coquillage. Respire.

Sinon ça va à peu près bien. Et comme je n'ai pas envie de faire d'article bête et méchant sur un sujet bête et méchant, je vais plutôt te balancer de mes nouvelles, comme ça, comme une bonne vieille lettre, un truc que tu serais content d'ouvrir et de lire.

Donc bon, je suis malade comme un coquillage. Mais ça passons.

J'ai commencé à installer plein de choses dans mon appartement parisien et tu vois, c'est en y vivant rien que deux jours que je me suis rendue compte qu'il me manquait d'emblée :

- Des torchons : j'en ai marre d'essuyer la vaisselle au Sopalin
- De quoi parfaire mon épilation (au moins pour l'homme)
- D'autres chaussures que mes converses.
- Du papier d'aluminium (mais elle est super ta vie Ovary)

Sinon lecteur, tu ne sais pas ce qu'il m'est arrivée le premier jour à l'appartement ? Que je te raconte la Joke quoi. C'était à peine un premier pied à terre, c'était juste déposer deux trois bricoles, aller respirer la peinture et repartir en attendant les jours prochains du véritable déménagement. Et comme j'ai un amoureux formidable, vois-tu, il me propose de m'accompagner tout ça pour me faire CRAQUER devant les VIENNOISERIES -que je suis bien emmerdée avec ces viennoiseries, j'en ai l'odeur jusqu'à ma piaule (concurrence peinture PoWer) et j'ai trois pas à faire pour être dans la boulangerie. Donc en amoureux formidable qu'il est, entendant mon ventre sage de calories fantômes, il me propose un joli petit déjeuner. Et heureuse, toujours en levant les bras oui, voilà que l'on descend à la boulangerie et qu'après mon odorat méga chamboulé, j'ai les yeux qui déconnent, trois petits tours, je vais tomber... qu'est-ce que tu veux manger ? TOUT.

Nous repartons fièrement au premier étage. Je mets la clé dans la serrure et je tourne la clé. Qui ne tourne pas en fait. Je retente. L'homme prend la situation en main (l'homme croit toujours qu'il prend la situation en main). Rien à faire, ça semble bloqué. Je donne des coups de fesses, je pousse la porte, la ramène, la caresse. Toi aussi tu crois toujours qu'en inclinant la porte par rapport à l'axe solaire de trois fois l'équateur, tu vas réussir à débloquer l'engin. Mais non. Au bout de quinze minutes, mon croissant même plus chaud me fait de l'œil, je suis sans solution. On boulotte nos gourmandises sur le palier. J'adore. Et puis on retente notre histoire de clés, parce que quand même. T'as toujours l'infime espoir que si tu reviens comme si de rien n'était, le MIRACLE va opérer.

Mais que dalle.
- Bon, j'essaie la deuxième clé (moi, pleine d'idées)
- C'est la même (l'homme, futé)
- On ne sait jamais (moi, princess(e) maligne)

Au bout de quinze minutes (oui oui le temps passe), et puis vingt, et puis trois tours dans le parc parce que j'en PEUX PLUS DE CETTE PORTE JE VAIS TOUT CASSER, on commence à réfléchir.

- T'as laissé la fenêtre ouverte ? (l'homme, mon héros)
- Non (moi, pas futée), mais t'as ton portable ?
- Oui mais ça ouvre pas les fenêtres (l'homme, ce héros)
- Comment est-ce qu'on pourrait ouvrir la fenêtre... (moi, fumante), comment je pourrais... ouvrir la fe..nê...tre... hum comment faire... HEIN DIS MOI OH
- Et si on se concentrait sur COMMENT ouvrir la porte ? Je te signale qu'il y a ma VESTE ZARA à l'intérieur.
(Pire que moi lui). - Je te signale que moi, il y a mon PORTABLE, ma brosse à dents et mes TAMPAX.
- Sacrilège.
- Mufle. Quelle idée d'avoir voulu aller à la boulangerie.
- Tu sais pas fermer les portes.
- Mufle, passe-moi ton portable.

De fils en aiguilles, comment veux-tu faire d'autre quand le seul numéro de téléphone que tu connaisses par coeur c'est celui de MAMAN, l'ex-locataire a fini par expliquer sa technique. Et l'homme ce héros, s'est vu taper de son coude gauche la porte niveau serrure pour qu'on soit enfin libéré. Tu vois comme on peut avoir peur d'être ENFERMES DEHORS. C'est dingue hein.

Sinon lecteur, que te dire ?

Que j'aurai bientôt accès à Internet depuis l'appartement étrange où tu perds tes affaires à l'intérieur et que je pourrai continuer à t'écrire des petits billets comme tu les aimes avec la ferme résolution d'être un peu plus assidue.

Envie de VITAMINE C.

Il faut aussi que je te dise lecteur, hier avec mon amoureux formidable, j'ai mangé des PROFITEROLES A LA PISTACHE (le pêché de dingue je sais bien) et c'était divin. C'est le restaurant qui est divin et très accessible alors voilà je fais une petite publicité pour le Café du rendez-vous à Denfert Rochereau dans le 14ème arrondissement (2, avenue du Général Leclerc). Que si tu ne sais pas où aller et que tu veux être trop bien et manger trop bon et tout, bah tu vas là-bas. Même pas de ma part, ça changera rien hein mais c'est pour le plaisir de tes papilles.

Pistache, quand tu nous tiens.

Bisous à tous.

Posté par Ovary à 13:41 - Pensée soudaine - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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