Ovary

C'est franchement rigolo la vie, non ?

16 mai 2009

TIPS ou comment la crise fait des glands

Avec ses couleurs de gland, il faut le dire rose et vert, le parfait nappage cette semaine, il m'a séduit. Je me suis dit... tiens je vais acheter ce magazine anti-crise, je vais acheter TIPS. L'étape dans ma vie quoi. Qu'est-ce qu'on en retient ?

Mme Vieillard, rédactrice en chef, n'a pas mis une photo à son avantage dans l'édito. Mais on table sur un petit budget.

On ouvre le magazine et on commence avec la quinzaine TIPS. Jusque là, je m'y retrouve, c'est divers, et mes yeux aiment quand c'est divers. Vos yeux aiment quand c'est divers parce qu'ils sélectionnent ce qui vous émoustille. Et là, ce sont les Tortis Solidaime pour 0.99€. Packaging rose et 0.08€ reversés à des associations caritatives.

Sauf que l'interview de Charlotte de Turckheim page suivante me titille et me dérange. Rose cheap, photos sur lit blanc, voile blanc, le truc à la Saint Trop' qu'on ne fait plus, le tout accompagné d'un petit mot comme quoi la crise ça a du bon, ça rend les gens solidaires. Elle n'a pas du tout été payée par TIPS elle, parce que si TIPS veut dépasser les dix numéros, va falloir qu'on coule un peu plus. Non, la crise c'est clair c'est trop bien, on rencontre des glands et on les dévore.

D'ailleurs sur la deuxième photo, Chacha chine dans une boutique provencale. La crise épanouie.

Les pages suivantes, on se la joue très people. Elle est bizarre la soeur de Victoria Beckham. Mélanie Laurant fait Casimir. Je passe un peu, je cherche les pages Shopping pas cher.

Mais les robes Mango sont toujours à 70€.
La page canari, mode tout en jaune du string à la ceinture, me donne une impression de déjà vu, quand Cosmo colore mes lectures. Les plus beaux sacs sont les plus chers et les bons de réductions exigent minimum 60€ d'achat.

Me voilà dans le pétrin face aux bons de réductions. Le fondant Mamie, mais j'ai pas de four, les dosettes Legal mais je n'ai pas de machine à Café, les lessives X-TRA mais je n'ai pas de machine à laver.
Oui, je suis pauvre moi.

C'est la crise.

Sinon, nous avons 10€ de réduction chez Léon mais depuis que l'amoureux m'a parlée de Cafards dans les cuisines d'un des Loulous de la Chaîne, je fuis la moule.
   
Sinon, réduction pour Disney, Astérix, et Etap Hotel. Du vertige dans ma vie, des escales imprévues. Oui, chéri, ça te dirait de dépenser 1000 euros ce week-end, je m'évaderai avec bonheur, et t'inquiète pas, TIPS paie le premier péage, une économie de dingue, non ?
Chéri ?
   
La page maquillage me rappelle mes 15 ans. Je vous laisse y goûter (pour 90 centimes et l'article que je vous en fais, vous allez l'acheter tout de même).
   
"Sculpter son corps", page Sport, me rappelle MINNIE magazine et la photo de la Nana qui me montrait comment me bombifier. Alors j'aime bien.
   
Coaching Sexo, avec ça. Je trouve que la photo du rédacteur de la rubrique est de trop. Parce qu'un regard pareil, quand je lis les conseils préliminaires, ça me fait peur. 21 façons de réussir ses préliminaires. "Au cinéma, au supermarché, glissez lui des mots coquins à l'oreille"... Super. Attends, j'essaie.

Chéri, pour mille euros, l'Etap Hotel ?

L'horoscope me torture, je ne sais pas ce qu'il en dit quant à .. rachetera, rachetera pas TIPS ?

Peut-être, parce que quand même on aime :
    - Les mots fléchés
    - Les 4 fiches pratiques
    - Les recettes cuisines
    - Les bons plans de la quinzaine
    - Les deux enquête (2 filles, un filon, et Home Green Home, qui m'a donnée envie de voir l'Allemagne).

A bientôt Charlotte et la bande TIPS.

Posté par Ovary à 22:06 - Effet printemps - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mai 2009

N'attendez pas demain, le soleil se couchera plus tôt

Aujourd’hui, c’est son anniversaire. Quatre ans qu’on s’est pas vues. Ou en un coup de vent, deux coups de vent, de ceux qui vous bousculent un peu. Où la rancune a pris le pas sur l’amitié. Elle me regardait un peu comme si elle m’en voulait. Tu m’appelles moins, tu ne m’appelles plus.

Alors, j’ai pris le temps de rédiger un petit mot. Je peux endosser le silence, prendre pour ma pomme les absences, les manques de temps. On a bien trop à partager, on ne peut tout de même pas rester sur quelques années qui ont joué de leur jeu, ce jeu des vies qui se dessinent, des destins qui prennent des tournures différentes sur des planètes différentes.

Elle est entrée dans la vie active, elle partage sa vie avec un homme, ils font des projets depuis tout ce temps. Je me souviens de nos rêves de gamines au lycée, je me souviens quand elle séchait mes larmes, que je comprenais les siennes. Elle ne m’a pas attendue face à ses évènements qui font de nous de grandes personnes. Parait même qu’ils parlent déjà de mariage.

Alors c’est ça grandir. Chacun ses projets, on rencontre l’amour, on délecte chaque jour ces sensations d’ébauches qui se dessinent et puis s’affirment. Mais voilà, il n’est pas trop tard pour partager à nouveau cette amitié, la retrouver où nous l’avions laissé. Dans une dernière lettre, sur un banc, je ne sais plus trop.

Je prends soin de lui dire qu’elle me manque, que j’ai hâte de retrouver son quotidien. Qu’elle m’apprenne tout ce qu’elle a acquis et croisé ces dernières années. Qu’elle m’enseigne de ses rires et de ses troubles ses regards sur la vie, ses nuits contre lui dans le canapé, ses désirs de progresser, de déménager, ses projets de femme. On pourrait faire ça comme des adultes.

Par précaution, j’envoie une copie de mon message à l’homme qui partage ses jours. Peur qu’elle ne consulte pas ses messages assez régulièrement.

Il me répond quelques heures plus tard qu’elle l’a quitté il y a un mois.

Elle l’a quitté après quatre ans de relation.

Mon amie, même si on ne s’est pas vu depuis tout ce temps, elle qui était si amoureuse, que s’est-il passé ? M’en voudrais-je peut-être de ne pas avoir été là ? Je tombe, je tombe. Alors l’amour a de fâcheuses manies et tant de mauvaises nouvelles ? Ils brodaient un avenir glorieux, l’amour et un grand ciel, simplissime, humble. Leur façon, leur réunion.

J’échange quelques mots avec lui. J’attends un retour de sa part à elle. M’en voudra-t-elle toujours, que s’est-il passé dans sa tête, qu’ai-je loupé, je voudrais être à ses côtés. Comprendre. Peut-être qu’elle souffre, peut-être qu’elle se pose des questions. Peut-être que ses histoires de princes charmants dont on écrivait les plus belles lignes au lycée ne sont pas résolues. Je suis là qui me demande si notre amitié s’est-elle vraiment brisée, je n’ai pas su. Voilà, je n’ai pas su.

N’attendez-pas, le soleil se couchera plus tôt dans quelques semaines. Ne laissez pas partir un seul de vos amis parce que le temps, les projets s’imposent entre vous.

Et n’attendez pas pour aller rejoindre votre amoureux, votre amoureuse, et lui dire combien il/elle est précieux(se) à vos yeux. Il est des instants qui s’évaporent trop vite, on devrait se dire combien… on s’aime ?

Posté par Ovary à 14:19 - Article Ciblé - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 mai 2009

Recette de mon caramel à moi

C’est dur le lundi. D’autant que le week-end sentait bon le caramel beurre salé, le sable et l’amour. Et pour ça, il faut partir un vendredi matin en se disant que l’on a tout le temps d’arriver à Honfleur, que l’on va prendre les petites routes, respirer les prés, saluer les vaches, prendre de l’avance quoi. Alors on essaie de sortir de Paris, on salue les feux rouges, on prend du retard mais peu importe, on écoute les enfoirés et on se dépose des baisers à chaque arrêts. Ça sent les vacances, la détente, la Normandie. Au bout de deux heures, quand on atteint Versailles et que l’on peut enfin filer vers le Nord, on décide de prendre l’autoroute. On snobe un peu les prés, on gagne la pluie. Mais on y croit.

Arrivés à Honfleur quelques heures plus tard, on est tout émerveillé du microclimat. Le ciel bleu écoute mes prières et vient s’étendre sur le port de plaisance tandis que l’amoureux choisit un restaurant où il y a la queue aux toilettes et c’est toujours problématique chez moi. Comme d’habitude au restaurant, je préfère son plat. C’est toujours problématique chez moi.

On s’extasie un peu plus tard du caramel derrière toutes les vitrines. De galettes par-ci, par-là. On se met un petit coup de Goldman, assis en tailleur sur un muret et on fait mille projets mais on garde chacun nos petits secrets. On se devine, c’est tellement plus drôle.

La chambre d’hôtes dans laquelle nous dormons pour deux nuits manque d’un petit tapis et j’ai terriblement froid aux pieds. Voilà, je voulais commencer par la critique. Parce qu’hormis ça, c’est trop charmant et la douche italienne réussit à mon homme (et moi dessus).

Le soleil explose dès le samedi matin et nous filons voir la mer. J’ai l’impression que ça fait une éternité. On s’interroge même sur le sens du courant et si on ferme un œil, on tend un doigt, on peut le cacher le pont de Normandie avec son pouce voire son auriculaire.

L’après-midi, on se sépare pour faire quelques emplettes. On prépare un petit cadeau à l’autre et à nos amis, nos parents. J’ai quinze sacs, et avoir quinze sacs, ça me rend heureuse. Oui, ça a toujours été un peu problématique chez moi. Regarder dans les sacs et voir des caramels, des galettes, des sablés, de la confiture pêche melba, des petits bonbons à la pomme du Calvados, ça me rend toute chose.

On se retrouve dans un café où il y a la queue aux toilettes. On s’offre nos petits cadeaux, je suis gâtée. Une confiture dans un pot typique, un savon –un vrai- au caramel et beurre salé, un joli petit cadre de mes envies de New York et un petit carnet pour mes mille idées à la seconde. Les gens passent et repassent, on bronzerait presque.

Le dimanche matin, nous filons sur les planches de Deauville dire bonjour à nos copains les Parisiens, grosses lunettes, grosses voitures, on se retrouvera sur l’autoroute. Au marché, on se détend, c’est l’été, je vois même des abricots.

Impossible de croire qu’il faut rentrer. Même si je tête en conduisant un petit caramel, même si demain matin sur mon pain il y aura une confiture aux mille saveurs. Je peux plus vivre ce genre de Lundi après ce genre de week-end, non ?

La prochaine fois, Honfleur, j’y reste. C’est ça la recette du bonheur bien caramélisé.

PS à l'amoureux : tu me donneras des photos pour que l'on fasse profiter tout le petit monde de mon pot de confiture, de mon pot de Yaourt garé à Deauville et de ma peau au soleil, bord de plage, bonheur et tralala ?
Et merci beaucoup l'amoureux pour ces instants magiques.

Article également posté sur K.IWI.
K.IWI c'est quoi ? Un blog de filles, d'enquête, de questions, de réponses... un Blog où vous êtes attendus, pardi !

Posté par Ovary à 21:00 - Effet printemps - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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