Ovary

C'est franchement rigolo la vie, non ?

10 juin 2009

Petit guide de survie dans les transports en commun

C'est la loi de Murphy. Un peu comme la tartine tombe toujours du mauvais côté, il y a des matins où moi je tombe sur le mauvais métro. Méchante nature fait son travail et moi je suis au bord de la crise de nerfs. Mais heureusement il existe quelques solutions pour ces moments de panique où le métro ralentit, s'arrête et me perd au milieu d'une foule incommensurable.

  • Perdue dans la foule et blottie contre tous dans la rame, j'écrase des tas de pieds pour ensuite recevoir quelques regards méchants. Je me dis alors que je peux toujours trainer des pieds. Si je traine des pieds, je sens les obstacles. Et si je sens les obstacles, j'évite le pire. Sauf de me faire marcher dessus.

  • Je peux fermer les yeux et imaginer que je suis à la mer avec Tata Simone comme quand j'étais petite et que je pensais que le métro c'était un grand train pour les grandes villes, qui allait vite et où il y avait des couchettes pour tout le monde.

  • Je peux plaindre les agents qui sont payés à crier « Éloigner vous du quai » ... « Laisser descendre » Mais enfoncez-vous à l'intérieur !

  • Je peux mettre de la musique et regarder si ça va bien avec la tête des gens. Qui n'est jamais tombé sur LA musique dans sa voiture qui accompagnait parfaitement la démarche du piéton quelques mètres plus loin ? Bon et bien là, je m'amuse à comprendre les émotions de la foule en mettant les chansons bohème de l'instant.

  • Je peux lire par dessus les épaules d'un monsieur.

  • Je peux descendre de la rame, chercher de l'air et me rendre à pied à destination

  • Je cherche un beau monsieur, fort et propre, contre lequel ça ne me fera pas trembler de peur que d'être collée de chez collée. Et après, je ne risque plus rien.

  • Je peux manger aussi. Parce que ça réconforte toujours un bon carré de chocolat. Je laisse mes papilles travailler, je me concentre sur le goût, j'oublie tout.

  • J'en profite pour faire le tri du mois de mon portable, parce que la boîte de réception va exploser, la boîte d'envoi est déjà pleine, parce que l'album photo mérite que je vire quelques photos compromettantes de moi quand Copine Cléa m'a prise le nez rouge et les pattes en l'air.

  • Je relativise : j'aurai pu être contre des gens plus transpirants que ça, je vais peut-être être dans quelques journaux, ce ne sont que quelques minutes ou heures de ma vie dans toute cette éternité et puis au moins, moi, je pourrai dire que j'ai connu l'enfer.

Posté par Ovary à 08:32 - Effet printemps - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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